Claude Robert, PhD

Professeur titulaire, Université Laval

axe de recherche 1

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Intérêts de recherche

  • Développement embryonnaire précoce
  • Génétique
  • Génomique

Nous nous intéressons à comprendre les mécanismes fondamentaux associés au développement embryonnaire précoce ainsi que l’application de ces connaissances pour l’amélioration de l’efficacité des technologies de reproduction assistée. Chez les animaux d’élevage, ces dernières servent à disséminer la génétique des animaux qui démontrent les meilleures performances de la race afin d’améliorer les performances des générations futures. En complément, nous utilisons la génomique pour caractériser le potentiel génétique de différentes races laitières et même de races porcines afin d’améliorer certaines caractéristiques d’intérêt économique telles la fertilité, le rendement fromager ou la qualité de la viande. Parmi les mécanismes fondamentaux du développement précoce qui nous intéressent il y a plusieurs éléments associés à l’ovogenèse. Ainsi, l’ovocyte, (qui est la plus grosse cellule du corps) croît par des mécanismes encore peu connus parce qu’ils sont uniques en biologie cellulaire. Par exemple, chez plusieurs espèces d’oiseaux, d’amphibiens et de grands mammifères, les premières divisions cellulaires s’effectuent en absence d’activité transcriptionnelle nucléaire. Les premiers blastomères ne transcrivent pas leur génome et la production de protéines est soutenue par les ARN messagers stockés durant l’ovogenèse. Ce stockage demande une gestion précise pour la stabilisation des messagers « dormants », pour leur recrutement et même pour leur destruction puisqu’un grand nombre de ces ARNm stockés ne seront jamais traduits. D’un point de vue appliqué, ces mécanismes ont de l’intérêt puisque la grande majorité de la mortalité embryonnaire (70%) s’effectue avant la période d’activation du génome embryonnaire.

Nos travaux récents montrent que les cellules autours de l’ovocyte envoient des ARNm le long de leurs projections cellulaires qui entrent en contact avec l’ovocyte. Notre hypothèse est qu’en absence de ses propres capacités transcriptionnelles, l’ovocyte sous-traite ses besoins aux cellules qui l’entourent. L’avantage de cette approche pourrait être que les cellules folliculaires sont plus étroitement liées au statut endocrinien de l’ovaire que ne l’est l’ovocyte permettant ainsi de mieux synchroniser la qualité de l’ovocyte avec la condition physiologique du follicule ovarien.

Pour étudier les mécanismes de gestion des ARN, nous utilisons une approche par gènes candidats. Nous visons à approfondir les connaissances d’une famille de protéines : les membres de la famille du « fragile-X mental retardation related proteins » dont FMR1 en est le membre central. Malgré que les mécanismes en cause ne soient pas encore connus, présentement FMR1 est le principal marqueur d’insuffisance ovarienne chez l’humain.

Membres du laboratoire

Isabelle Gilbert, PhD
Assistante de recherche
Isabelle.gilbert@fsaa.ulaval.ca

Alexandre Bastien, MSc
Assistant de recherche
Alexandre.Bastien@fsaa.ulaval.ca

Karen Nenonene, BSc
Étudiante à la maîtrise
elolo-ami-karen.nenonene.1@ulaval.ca

Alexandra Carrier, MSc
Étudiante au doctorat
Alexandra.carrier.5@ulaval.ca

Clémence Picard, BSc
Étudiante à la maîtrise
Clémence.picard.1@ulaval.ca

Karine Dubuc, BSc
Étudiante à la maîtrise
karine.dubuc.2@ulaval.ca

Publications